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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 14:35

ARCHIVES DE GRES (expo Lichtenberg)

Nous sommes au tout début de l'ère secondaire, l'Alsace ne ressemble pas encore aux paysages vallonnés que l'on peut découvrir aujourd'hui depuis le donjon du château du Lichtenberg.

Il y a 240 millions d'années, la vie renaissait sur terre après un long épisode cataclysmique. La baisse de 200 mètres du niveau des mers, la réunion des continents et une activité volcanique intense avaient en effet entraîné la disparition de 90 % des espèces animales et végétales. Le massif des Vosges du Nord constitue l'un des grands sites mondiaux d'étude du renouveau de la vie au moment du Bundsandstein, littéralement "grès bigarré", le début de l'ère secondaire.

A cette lointaine époque, Vosges et plaine d'Alsace sont un non moins lointain avenir. Il y a sans aucun doute plus de chance que le paysage était composé d'un réseau dense de rivières parsemé d'une multitude de nappes d'eau éphémères. C'est dans ce contexte très humide que le grès rose des Vosges s'est formé par accumulation des alluvions sableuses et des graviers.

Une vie intense animait la région à l'époque de la formation des premiers grès (grès Voltzia). Les berges étaient peuplées de fougères, prêles et autres conifères colonisés par des batraciens hors normes. Mais les crues étant assez fréquentes, on ne parlait pas encore de canalisation des cours d'eau, tout ce petit monde se retrouvait arraché à son écosystème pour être déposé mort ou vif un peu plus loin. Recouverts par les alluvions sableuses et caillouteuses, végétaux et animaux se sont retrouvés emprisonnés dans une gangue rocheuse en formation.
Dans les étendues d'eau plus calmes on pouvait également trouver méduses, vers et crustacés, limules et poissons, ? auxquels il faut bien évidemment rajouter un monde d'insectes.
Les traces de fossiles marins attestent également s'il en était, que la mer n'était pas très loin, alors que de nos jours, il faut faire près de 600km pour la rencontrer.

Le gisement de fossiles des Vosges du Nord est véritablement unique, du fait de sa densité exceptionnelle, de la diversité des espèces présentes et de leur excellent état de conservation. Au moment de la formation des grès, le massif vosgien n'existait pas plus que les Alpes. Le secteur présentait un relief de plaine, traversé d'une multitude de chenaux fluviaux. Venant de l'ouest, l'actuel bassin parisien, les alluvions étaient charriées vers un delta qui rejoignait la mer du Muschekalk, qui occupait alors une grande partie des pays germaniques. Des bancs d'une argile très fine, déposés lors des crues et dédaignés par les exploitants de carrière se sont révélés particulièrement propices à la préservation des fossiles.
Les magnifiques couleurs dont se parent les fossiles, sont dues à l'oxydation. Pour les extraire de la roche, il faut utiliser une lame de rasoir et un pinceau : l'épaisseur des feuillets de grès argileux se calcule en millimètres. Mais la technique maîtresse est la congélation, indispensable pour ne pas réduire en poussière les fragiles couches superposées. Les pièces sont ensuite fixées à l'aide d'une préparation à base de gomme arabique.

À partir de milliers d'échantillons de végétaux fossilisés collectés, il a été recenser une vingtaine de genres distincts, tous disparus, notamment des conifères à feuilles caduques qui faisaient 2 mètres à 2,5 mètres de haut, avec leurs cônes reproducteurs, des fougères arborescentes, et des prèles géantes.

Quand à la faune : pas moins de 200 espèces d'insectes, d'araignées et de scorpions ont pu être déterminées : libellules, coléoptères, blattes, un ancêtre de la mygale? Parmi la quarantaine d'espèces animales, figurent une méduse, un stégocéphale (sorte de salamandre géante d'un mètre de long), des gastéropodes, ainsi que des coquillages, des crustacés et des poissons. Des empreintes de reptiles, seuls capables de survivre aux crues successives, ont également été fixées dans la roche. Le fossile d'une plante ou d'un animal, est le résultat de sa conservation par enfouissement ou par infiltration. La formation des grès, par sédimentation de petites particules minérales, liées par un ciment de nature variable, favorise la fossilisation d'organismes entiers. Les propriétés des grès argileux des Vosges du Nord, en particulier, ont permis la minéralisation de corps mous, tels les méduses.

Les pièces dans cet article font partie de la collection Grauvogel et Gall. Louis Grauvogel (1902 - 1987), industriel à Saverne, associé plus tard à Jean-Claude Gall (professeur de Géologie à L'ULP) et sa fille Léa Grauvogel-Stamm, a ainsi réuni une multitude de roches dans lesquelles on peut découvrir des trésors engloutis depuis des centaine de millions d'années. L'apport récent de Francine Papier, pharmacienne de son Etat, apporta encore un coup de pouce à la constitution de la collection qui de par son état de conservation est une illustration magnifique du milieu de vie de notre région d'il y a 240 millions d'années. Jusqu'à sa disparition, en 1987, les exploitants des carrières de la région connaissaient bien la silhouette de Louis Grauvogel. Depuis 1935, cet industriel passionné de géologie collectait des milliers de fossiles du Bundsandstein, présents en grand nombre dans la couche supérieure du massif gréseux, épaisse d'une vingtaine de mètres. Dans les années 60, l'homme communiqua sa passion à Jean-Claude Gall, aujourd'hui professeur de géologie à l'université Louis Pasteur, ainsi qu'à sa fille, Léa Grauvogel- Stamm, chercheuse au CNRS. Dépositaires d'une fabuleuse collection de fossiles, les deux paléontologues l'ont complétée et fait connaître des spécialistes du monde entier. Des travaux comparatifs sont menés avec des chercheurs travaillant sur des sites similaires, en Espagne, au Brésil, en Chine, en Allemagne et au Colorado.

Source : http://www.alsace-virtual.com/coup_de_projecteur/expo_lichtenberg/expo_lichtenberg.html

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