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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 08:30


Le Requin Tigre (Galeocerdo cuvier)

Carcharhiniformes
Famille : Carcharhinidae
Genre : Galeocerdo
Espèce :
Galeocerdo cuvier (Peron & Le Sueur, 1822)

Ce grand et puissant prédateur possède un museau très large, court et presque carré. Sa large gueule est armée de dents symétriques de grande taille. Le lobe supérieur de sa queue, très allongé, porte une échancrure subterminale. Il est pourvu d'une crête interdorsale proéminente, ainsi que d'une quille précaudale bilatérale basse et d'un sillon transversal.
Couleur : Robe gris sombre, striée de bandes transversales brunes, plus visibles chez les jeunes ; ventre crème
Taille : Taille maximale de 740 cm pour 3110 kg ; Habituellement de 300 à 400 cm
Habitat : côtier et semi pélagique, en eaux tropicales et tempérées, parfois dans de très faibles profondeurs (la nuit en quête alimentaire), de la zone intertidale à 300 m de fond ; apprécie les eaux récifales, ainsi que les eaux troubles et saumâtres des estuaires
Distribution géographique : circumtropicale et parfois en eaux tempérées ; Océan Indien ; Océan Pacifique ; Océan Atlantique ; Mer  Rouge
Reproduction : seul carcharhinidés ovovivipare ; 10 à 82 juvéniles mesurant de 40 à 100 cm à la naissance ; Gestation d'environ 1 an, éclosion d'avril à juin (Hémisphère Nord), de novembre à janvier (Hémisphère Sud)
Maturité sexuelle : atteinte entre 220 à 250 cm (4 à 6 ans) pour les 2 sexes
Alimentation : requins opportunistes macrophages ; prédominance nocturne ; prédateur de tout animal mort ou vivant : poissons osseux et cartilagineux, céphalopodes, crustacés, reptiles (tortues marines, serpents de mer), oiseaux de mer, mammifères marins (phoques, Lions de mer, dugongs, marsouins, etc ...), etc ...
Compte dentaire : (10 à 11 - 1 - 10 à 11) / (10 à 11 / 10 à 11)
Forme dentaire :


Forme dentaire fossile du genre Galeocerdo :



Silhouette requin actuel :


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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 18:36


Le Grand Requin Blanc (Carcharodon carcharias)

LAMNIFORMES
Famille : Lamnidae
Genre : Carcharodon
ESpèce : Carcharodon carcharias (Linné, 1758)









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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 22:22

VENEZ NOMBREUX !!!
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 10:54
Éon Ère Période ou
Système
Époque ou
Série
Étage Bornes Évènements majeurs Fossiles spécifiques
Ma ±

P
H
A
N
É
R
O
Z
O
Ï
Q
U
E

Quaternaire


C
É
Néogène Holocène   11430 a 130 a Agriculture et sédentarisation  
Pléistocène supérieur 0,126 0,005

Cycles glaciaires dans l'hémisphère Nord ;
extinction des mammifères géants ;
évolution de l'homme moderne

Homo sapiens
H. neander-
thalensis

H. antecessor
H. erectus
moyen 0,781 0,005
inférieur 1,806 0,005
N
O
Z
O
Ï
Q
U
E


Tertiaire
Pliocène Gélasien 2,588 0,005     H. ergaster
H. habilis
Plaisancien 3,600 0,005 Abel, Lucy
Zancléen 5,332 0,005  
Miocène Messinien 7,246 0,005 Séparation de la lignée humaine et de la lignée des chimpanzés   Toumaï, Orrorin
Anversien/Tortonien 11,608 0,005  
Serravallien 13,65 0,05
Langhien 15,97 0,05
Burdigalien 20,43 0,05
Aquitanien 23,03 0,05
Paléogène Oligocène Chattien 28,4 0,1    
Rupélien 33,9 0,1
Éocène Priabonien 37,2 0,1 Nombreuses nouvelles espèces de petits mammifères (cétartiodactyles, rongeurs…).  
Bruxellien/Bartonien 40,4 0,2
Lutétien/Lédien 48,6 0,2
Yprésien 55,8 0,2
Paléocène Thanétien 58,7 0,2 Premiers périssodactyles, glires, primates…  
Sélandien/Montien 61,7 0,2
Danien 65,5 0,3

M
E
S
O
Z
O
I
Q
U
E


Secondaire

Crétacé supérieur Maastrichtien 70,6 0,6 Isolement de l’Euramérique ;
extinction des dinosaures ;
premiers mammifères placentaires.
Ammonites
Campanien 83,5 0,7
Santonien 85,8 0,7
Coniacien 89,3 1,0
Turonien 93,5 0,8
Cénomanien 99,6 0,9
inférieur Albien 112,0 1,0 Isolement de l'Afrique
Aptien 125,0 1,0
Barrémien 130,0 1,5
Hauterivien 136,4 2,0
Valanginien 140,2 3,0
Berriasien 145,5 4,0
Jurassique supérieur
Malm
Tithonien 150,8 4,0

Mammifères marsupiaux,
premiers oiseaux ;
premières plantes à fleurs.

Kimméridgien 155,7 4,0
Oxfordien 161,2 4,0
moyen
Dogger
Callovien 164,7 4,0  
Bathonien 167,7 3,5
Bajocien 171,6 3,0
Aalénien 175,6 2,0
inférieur
Lias
Toarcien 183,0 1,5 Division de la Pangée
Pliensbachien 189,6 1,5
Sinémurien 196,5 1,0
Hettangien 199,6 0,6
Trias
supérieur Rhétien 203,6 1,5 Premiers dinosaures,
mammifères ovipares ;
algues calcaires dans les mers.
Cératites
Norien 216,5 2,0
Carnien 228,0 2,0
moyen Ladinien 237,0 2,0
Anisien 245,0 1,5
inférieur Olenekien 249,7 0,7
Indusien 251,0 0,4

P
A
L
E
O
Z
O
I
Q
U
E


Primaire

Permien Loping'ien Changxing'ien 253,8 0,7 Extinction massive du Permien
(70 % des espèces)
 
Wuchiaping'ien 260,4 0,7
Guadalupéen Capitanien 265,8 0,7    
Wordien 268,0 0,7
Roadien 270,6 0,7
Cisuralien Kungurien 275,6 0,7    
Artinskien 284,4 0,7
Sakmarien 294,6 0,8
Assélien 299,0 0,8
Carbonifère Pennsylvanien
cf. Silésien
Gzhélien(Stéphanien) 303,9 0,9 Insectes géants ;
premiers sauropsides (reptiles) ;

arbres primitifs de grande taille ; fossilisation importante de matière organique…

 
Kazimovien 306,5 1,0
Moscovien 311,7 1,1
Bashkirien 318,1 1,3
Mississippien
cf. Dinantien
Serpoukhovien 326,4 1,6  
Viséen 345,3 2,1
Tournaisien 359,2 2,5
Dévonien supérieur Famennien 374,5 2,6 Crise de la faune marine;
premiers vertébrés terrestres;
premières plantes à graines ; premiers arbres.
Archaeopteris
Frasnien 385,3 2,6
moyen Givétien 391,8 2,7 Plantes ligneuses : prêles, fougères…  
Eifelien 397,5 2,7
inférieur Emsien 408,0 2,8  
Praguien 411,2 2,8
Lochkovien 416,0 2,8
Silurien Pridolien Pridolien 418,7 2,7 « Sortie des eaux » :
premières plantes terrestres,
arthropodes terrestres.
Euryptérides
Cooksonia
Ludlowien Ludfordien 421,3 2,6
Gorstien 422,9 2,5
Wenlockien Homérien 426,2 2,4
Sheinwoodien 428,2 2,3
Llandovérien Télychien 436,0 1,9
Aéronien 439,0 1,8
Rhuddanien 443,7 1,5
Ordovicien supérieur Hirnantien 445,6 1,5 Prédominance des invertébrés Graptolites
Katien 455,8 1,6
Sandbien 460,9 1,6
moyen Darriwilien 468,1 1,6
Ordovicien III 471,8 1,6
inférieur Floien 478,6 1,7
Trémadocien 488,3 1,7
Cambrien Furongien Cambrien X 492 - « Explosion cambrienne »
faune de Burgess,
premiers chordés
Trilobites, Conodontes
Cambrien IX 496 -
Paibien 501,1 2,0
Cambrien C
ou
Acadien
(Mayain) 502 2
Drumien 506 -
(cf. Amgain) 513 2
Cambrien B
/
(Toyonien) 518,5 -
(Botomien) 524 -
(inférieur)
/
Cambrien A
(Atdabanien) 530 - Trichophycus pedum
(Tommotien) 534 -
(Nemakit-Daldynian) 542,0 1,0
Fin du Précambrien 630 +5/-30 Organismes archaïques de classement incertain ;
métazoaires bilatériens
faune de l'Édiacarien

P
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T
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R
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Z
O
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Q
U
E

NÉO Édiacarien  
Cryogénien Varangien   650 - Glaciation Varanger  
Sturtien   850 -
Tonien   1000 - Formation du continent Rodinia
MÉSO Sténien   1200 - eucaryotes multicellulaires Acritarches
(Pyramimonadales)
Ectasien   1400 -
Calymnien   1600 -
PALÉO Stathérien   1800 - Emergence du continent Columbia Stromatolites
Orosirien   2050 - Premiers eucaryotes ;
atmosphère riche en dioxygène O2 ;
Grande oxydation ; couches rouges ;
glaciation huronienne
Rhyacien   2300 -
Sidérien   2500 -

A
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N

NÉOARCHÉEN   2800 - Bactéries ; archées ; photosynthèse (cyanobactéries) ;
disparition du méthane CH4 ;
gisements de fer rubanés
MÉSOARCHÉEN   3200 -
PALÉOARCHÉEN   3600 -  
ÉOARCHÉEN   3800 -

H
A
D
É
E
N

  4550 - Formation des océans par condensation de l'eau de l'atmosphère composée de N2, de CO2 et de CH4 ; refroidissement de la Terre ; solidification de la croûte terrestre ;
Grand bombardement tardif


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:01

Bon ben vaut mieux tard que jamais !

Fin d'année 2008, avec Corax, nous sommes allés étrenner les falaises du Boulonnais (62) par un froid glacial. Malgré tout le soleil était au rendez vous et rendait encore plus beaux ces lieux que nous affectionnons tout particulièrement ... ces sorties côtières ont toujours un parfum spécial dont on ne se lasse pas ...

Le départ dès le lever du jour (le petit chien appartient à une mamie très matinale qui a bien voulu nous prendre en photo...lui aussi s'était protégé contre le froid Big smile





Fossilisation de Ripple marks traduisant un paléoenvironnement de mer peu profonde (environnement côtier) :


Fossilisation des racines de palétuviers (Paléoenvironnement de mangrove) :


Fossilisation de terriers de vers :


Côté découvertes la journée fut plus plutôt bonne (en voici quelques unes) :


Dacosaurus (crocodilien) / Vertèbre de requin / Planohybodus grossiconus / dent de Pycnodonte 

 

Pour l'anecdote, ce jour là un phoque veau marin, situé à quelques mètres du rivage, a joué à cache cache avec quelques promeneurs pendant près d'une demi heure, à une dizaine de mètres où nous cherchions ...

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:21

Classe : Chondrichthyes

  Sous Classe : Euselachii

Sous Classe : Euselachii

Ordre : Carcharihiniformes

Famille : Carcharhibidae

Genre : Galeocerdo – MÜLLER & HENLE, 1838

Espèce : Galeocerdo aduncus - AGASSIZ, 1843B

Etage : Miocène

Localisation : Bone Valley Formation - Floride – USA
Espèce actuelle : Requin tigre

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:10

Classe : Chondrichthyes

Sous Classe  : Euselachii

Ordre : Lamniformes

Famille  : Lamnidae

Genre  : Megaselachus

Espèce  : Megaselachus megalodon MÜLLER & HENLE, 1838

Etage : Pliocène inférieur
Localisation : Beaufort County – North Carolina - USA

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 21:09

 


Classe : Chondrichthyes

Sous Classe : Euselachii

Ordre : Carcharhiniformes

Famille : Carcharhinidae

Genre : Hemipristis

Espèce : Hemipristis serra – Agassiz, 1835

Etage : Miocène
Localisation : St Mary's River - Hawthorne Formation - Atlanta
 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:57

Carton ROUGE
sur la pêche non sélective, le gaspillage des ressources et la disparition des Elasmobranches ; Article coup de gueule qui j'espère suscitera l'indignation ...


Près d'un quart des espèces de requins, raies et chimères de l'Atlantique sont en danger. Fish-and-chips, huile cosmétique, soupe d’ailerons et pêche aveugle menacent les poissons les plus mythiques qui soient. Des utilisations dont l’absurdité laisse songeur …

A quelques semaines de la réévaluation des quotas de pêche par la Commission Européenne, l’annonce, par l’UICN, que 26% des élasmobranches (requins et raies) de l’océan Atlantique connaissent un risque d’extinction, arrive à point nommé. Sur les 116 espèces de poissons cartilagineux vivants dans le Nord et Nord-Est de l'Atlantique, seulement quatre d'entre elles font actuellement l'objet d'une réglementation. La capture à des fins commerciales du Requin pèlerin et du Grand requin blanc est interdite. Deux autres espèces, beaucoup plus petites, l'Aiguillat commun et le Requin taupe, ont un nombre de prises limitées par des quotas. Mais pour l'UICN, ces limites sont bien trop laxistes et ne pourront pas permettre le renouvellement des populations.

Un groupe d'espèces vulnérables à la surpêche
Les requins et les raies forment un groupe particulièrement sensible à la surpêche. Avec une croissance très lente et une descendance peu nombreuse, leurs effectifs ne peuvent pas croître rapidement. L'Aiguillat, ce petit requin grégaire, aussi nommé Chien de mer, peut vivre jusqu'à 75 ans. Avec une période de gestation de 2 ans, on estime qu'il faut un minimum de 14 ans sans prélèvement avant de doubler une population. En France, en 2005, sur près de 12 000 tonnes de requins capturés, l'Aiguillat représentait 10% des pêches. Il est commercialisé sous le nom de 'saumonette siki', en référence à la couleur rose pâle de sa chair. Son prix relativement faible, ainsi que l'absence d'arête, en font un aliment très apprécié dans la restauration collective. Mais, voilà que cette espèce, que l’on trouve sur les étalages des supermarchés, dans les cantines des hôpitaux ou transformée en fish-and-chips dans les snacks, vient d'être classée en danger critique. A l’UICN, un tel classement sur la liste rouge des espèces menacées s’appuie sur un constat : l’effondrement des stocks de ces dernières années. « Si l’Aiguillat est encore présent dans les débarquements de pêche, les tonnages sont ridicules par rapport à ce qu’ils étaient il y a dix ans », confirme Samuel Iglesias, chercheur à la Station de Biologie Marine du Muséum National d’Histoire Naturelle.

La pêche au chalut ne fait pas de sélection
Parmi les espèces en danger, on trouve encore l’Ange de mer, un animal entre le requin et la raie, au nom évocateur. Les pêcheurs bretons témoignent que des anges étaient débarqués chaque jour à la criée ; Samuel Iglesias, qui réalise le suivi scientifique des captures depuis quelques années, n’en dénombre, quant à lui, pas plus que 3 à 4 individus par an. Une chute dramatique des effectifs qui s’explique par un effort de pêche exponentiel. Les Anges de mer, comme d’autres espèces de poissons benthiques, vivant à proximité du fond, en sont les victimes « accessoires » selon le terme consacré. Ces espèces ne sont pas recherchées, mais elles sont capturées par des chalutiers qui ne font pas de sélection. Parfois tout bonnement rejetées par-dessus bord, elles sont aussi revendues pour une moindre valeur commerciale. Depuis les 20 dernières années, la pêche au chalut a étendue son emprise de plus en plus loin des côtes, jusqu’à 1 500 mètres de profondeur. Un grand nombre d’espèces, même non ciblées, subissent cette pression croissante.
Ainsi, on a vu apparaître en poissonneries de drôles d’animaux venus des grands fonds. Une tête de lapin, un corps de poisson et une queue de rat, les chimères en sont d’étranges spécimens pas si loin des mythes antiques et des êtres fabuleux. On dispose de très peu de données sur ces poissons apparentés aux requins, et une espèce récemment commercialisée n’avait ainsi pas été décrite par la science.


Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3458
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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 23:06

Article intéressant mettant en lumière le lien entre le paléontologue amateur et le professionnel, et l'importance des amateurs dans la recherche des fossiles au quotidien afin de les préserver ...

La paléontologie est un métier qui peut se pratiquer sous diverses formes. On peut par exemple travailler en tant que chercheur dans un institut de recherche comme le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) en France. L'essentiel du travail consiste alors à mener des recherches sur les fossiles. On peut également travailler à l'Université comme enseignant-chercheur. En ce cas, le travail se partage entre une activité de recherche et une activité d'enseignement. Enfin, on peut être conservateur dans un musée. Dans ce dernier cas, le travail consiste à gérer les collections de fossiles du musée, créer des expositions pour le public, et mener sa propre recherche. Quelque soit le type de métier pratiqué, la paléontologie reste un métier extrêmement varié et passionnant, qui peut se présenter sous de nombreuses formes différentes. On fait souvent l'amalgame entre archéologues et paléontologues, ce qui conduit souvent à représenter le paléontologue comme une sorte d'Indiana Jones, plus aventurier que chercheur. A l'opposé de cette représentation, on imagine souvent le paléontologue enfermé dans des réserves poussiéreuses, mesurant sans relâche des morceaux de cailloux. La paléontologie est en fait un métier complexe aux multiples facettes, et qui tend encore à se diversifier avec l'apparition de nouvelles méthodes. Les deux images ci-dessous sont à la fois vrai et fausse. Schématiquement, la paléontologie peut se diviser en trois grandes parties : Le travail de terrain, le travail de laboratoire, et la publications des résultats.

Le terrain

Pour pouvoir étudier les fossiles, il faut d'abord les trouver, et c'est ici qu'intervient le travail de terrain. Bien souvent, cette partie de notre travail fait appel à la chance et à un bon réseau de collaborateurs. Nous sommes très souvent mis sur la trace d'une découverte importante par l'entremise d'une découverte fortuite d'un amateur ou d'un passant. C'est par exemple la découverte par deux étudiants de quelques morceaux d'os fossiles qui a permis la découverte dans la ville de Lons-le-Saunier de plusieurs centaines d'ossement du dinosaure Plateosaurus. Notre travail consiste alors a extraire les fossiles de leur gangue rocheuse en prenant soin de ne pas les endommager. Ce travail peut se faire dans des pays lointains, sur des sites parfois difficiles d'accès, ce qui certainement contribue à l'image « Indiana Jones » du paléontologue. Mais fort heureusement, que ce soit en Chine, à Madagascar, en Tunisie ou en Thaïlande, je n'ai jamais eu à mettre ma vie en danger pour effectuer mon travail, contrairement au célèbre aventurier.

Mais le travail de terrain peut également se présenter sous des formes différentes. Dans mon domaine de recherche, les requins fossiles, on étudie essentiellement des dents fossiles, parfois de très petite taille, inférieure au millimètre. Impossible en ce cas de détecter ces fossiles sur le terrain à l'œil nu. On collecte alors du sédiment, parfois en grande quantité, de l'ordre de la tonne, dans des strates que l'on sait fossilifères pour y avoir trouvés quelques fossiles de plus grandes tailles, pour le tamiser afin de récupérer les précieux microfossiles. Le tamisage peut se faire en partie sur le terrain, sur le bord d'une route, d'un étang ou dans une rivière (de l'eau est nécessaire pour les activités de tamisage). Activité moins évidente à comprendre pour le profane qui ne peut voir les fossiles recherchés, on passe souvent pour un doux dingue aux yeux des populations locales! Une fois le sédiment convenablement tamisé, et sa masse significativement réduite!, le résidu sera envoyé au laboratoire afin d'être trié sous loupe binoculaire pour récupérer les fossiles.

Un autre cas de figure est l'étude des empreintes de pas laissé par différents animaux fossiles. Elles peuvent se présenter sous formes de pistes de plusieurs dizaines de mètres qu'il est impossible de prélever intact. Le travail consiste alors à faire des relevés minutieux (photographies, dessins) et parfois des moulages de ces pistes.

Le laboratoire

Tout d'abord, il faut préparer les fossiles pour pouvoir les étudier, ce qui peut prendre de longs mois de préparation. Ensuite, il faut les identifier, et pour cela les comparer avec d'autres, ce qui nécessite parfois la visite de nombreuses collections de musées à travers le monde. Mais en plus de ce travail de base, de nombreuses autres techniques se développent pour que les fossiles nous révèlent tous leurs secrets : Analyse des microstructures en microscopie électronique pour comprendre comment se forme telle ou telle structure, analyse géochimique pour comprendre dans quelles conditions climatiques vivaient ces animaux, et bien d'autres. Ce travail de laboratoire présente donc de nombreuses facettes de plus en plus complexes qui obligent les paléontologues à travailler en équipe où chaque membre apporte sa propre spécialité et compétence.

Publication des résultats 

Une fois le fossile préparé et soigneusement étudié, il est temps de publier les résultats, le plus souvent en anglais et dans une revue internationale. Ce travail de rédaction représente une part non négligeable de notre travail, car nous ne sommes évalués que sur la base de nos publications. Mais nous nous devons aussi de diffuser notre savoir au plus grand nombre, à travers notre enseignement, des livres et articles pour le grand public, des expositions pour les musées…et des articles sur Internet ...


Source : http://www.futura-sciences.com/fr/scientifique/t/vie-2/d/cuny_66/

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