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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 21:00
Qu'est ce que la bioluminescence chez les poissons abyssaux ?

 

La bioluminescence, émission de lumière visible par des organismes vivants, est une propriété partagée par des bactéries, des champignons et des animaux. L'émission de lumière est continue chez les bactéries et les champignons, mais, chez les animaux, elle est déclenchée par une stimulation mécanique, électrique ou thermique.

Le mécanisme chimique de la bioluminescence est, dans ses principes, le même chez toutes les espèces : une protéine est oxydée par une enzyme, puis elle revient à sa forme stable en émettant un photon. D'autres molécules sont parfois nécessaires au déroulement de la réaction : par exemple, chez les lucioles, un composé de la luciférine et de l'acide adénosine triphosphorique est oxydé, la lumière étant émise par la réaction inverse.

Chez les poissons, la molécule oxydée est la luciférine. Elle est transformée par une stimulation en oxyluciférine, en présence d'oxygène, par l'enzyme spécifique, la luciférase. Cette oxyluciférine, très instable, est retransformée par la réactrion inverse en luciférine, avec émission d'un photon, dont la longueur d'onde varie entre 440 et 500 nanomètres (plage de couleurs bleu à vert). Les strucutres précise de la luciférine et de la luciférase varient selon les espèces de poissons.

La bioluminescence de plusieurs familles de poissons est produite par les bactéries symbiotiques. Ainsi, l'espèce Photobacterium phosphoreum est présente dans les organes lumineux des Macrouridés, des Opisthoproctidés et des Cérates. La lumière, émise en continu, est filtrée par le poisson au moyen de cellules pigmentées en noir, qui la masque plus ou moins.

Chez la plupart des poissons et des crustacés, les cellules émettrices de lumière, les photocytes, sont rassemblées dans des photophores. Dans ces organes de quelques millimètres de long, des couches réfléchissantes et semi-réfléchissantes guident la lumière vers l'extérieur en la modulant. Chez les poissons-haches, la lumière sort de la cavité où elle est produite par des tubes dont la surface interne est très réfléchissante et la face externe semi-réfléchissante. L'intensité de la lumière émise par le poisson diminue à mesure que l'angle de la direction d'émission avec la verticale augmente. Cette répartition reproduit l'illumination sous marine ambiante.

 

 

Exemple du poisson-hache : détail d'un photophore, ainsi que des angles de réflexion de la lumière émise

Extrait de Pour la Science - n° 239 - Septembre 1997

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 21:00
Les Poissons bioluminescents fossiles des Carpates (Roumanie)

 

L'origine des poissons d'eaux profondes est d'autant plus facinante qu'elle demeure en partie enigmatique. La vie n'est pas apparue dans les abysses où les conditions sont difficiles ; les poissons actuels des profondeurs sont les descendants d'espèces d'origine littorale. Ces poissons ont gagné les profondeurs à la suite de variations climatiques ou de changement du niveau des mers, par exemple à la suite de l'enfoncement d'îles oudes zones continentales, ou lors des baisses de niveau dues aux glaciations. Les espèces entraînées dans les zones profondes qui y ont survécu, se sont adaptées et diversifiées, profitant de l'espace libre et de la fixité du milieu (niche écologique non exploitée avant l'arrivée de ces poissons dans les abysses).

 

L'ADAPTATION DES POISSONS AUX ABYSSES

Les paléontologues pensent que les premiers poissons lumineux datent de la fin de l'ère mésozoïque (environ 75 millions d'années). Ces poissons abyssaux ont survécu à la phase d'extinction massive de la limite Crétacé - Tertiaire puisqu'on les retrouve dans l'Oligocène (-35 millions d'années) des Carpates en Roumanie, possédant des organes lumineux qui sont proches de leurs descendants actuels. Ils appartiennent à quatre familles :

1/ Famille des Myctophyidae - Ordre : Myctophiformes - Poissons lanterne

2/ Famille des Gonostomatidae

3/ Famille des Photichthyidae

4/ Famille des Sternoptychidae - Ordre des Stomiiformes - Poissons dragon

Paradoxalement, au début du siècle, certains de ces poissons ont été classés en fonction de leur forme, parmi les poissons d'eau douce du genre Leuciscus, ceux qui a entraîné des ibnterprétations paléo-écologiques erronées.Ainsi les sédiments de l'Oligocène de la formation ménilitique des Carpates ont été longtemps considéré comme le résultat d'une sédimentation dans des milieux d'eau douce ; Hypothèse corroborée par la découverte d'insectes, de plantes et de plumes d'oiseaux.

Dans les années 30, le paléontologue tchèque, Vladimir Kalabis, identifia des organes lumineux conservés sur les poissons fossiles provenant de l'Oligocène de Moravie (République Tchèque) et révisa les descriptions anciennes des représentants fossiles de la famille des Myctophidae.

 

LA BRANCHE NORD DE TETHYS

Aujourd'hui, le caractère marin des sédiments de l'Oligocène qui appartiennent à la formation menilitique des Carpates est reconnu. Cette formation présente des faciès lithologiques uniques le long de tout l'arc des Carpates, et elle est caractérisée par la présence de membre siliceux auquel la formation doit son nom : le terme "ménilite" a été appliqué à des concrétitions siliceuses trouvées dans les argiles schisteuses de Ménilmontant ( J.C Delamétherie, 1797). Les sédiments des Carpates sont les vestiges de la Mer dite Paratéthys, qui était la branche Nord de la mer à laquelle a été donné le nom mythologique de Téthys et qui, il y a une centaine de millions d'années, séparait les continents Nord et Sud. La formation de la chaîne alpine a refermé lentement cet espace marin, mais, à l'Oligocène, la Paratéthys regorgeait encore de poissons. Le milieu calme permettait une sédimentation fine, et aucun organisme prédateur ne vivait sur les fonds où l'oxygène était absent. La fossilisation est donc remarquable et les organes lumineux sont conservés. L'ensemble des poissons osseux et des requins qui accompagnent les poissons lumineux est constitué de formes pélagiques (évoluant en pleine mer) ; la composition de cette faune fossile correspond à des conditions écologiques de faunes océaniques contemporaines.

La bioluminescence est la capacité de certains organismes à produire de la lumière (fonction très répandueconnue chez plus de 700 genres végétaux et d'animaux). Dans l'obscurité des fonds océaniques, la bioluminescence est un caractère commun aux animaux vivants à des profondeurs supérieures à 200 mètres, correspondant à la zone aphotique (sans lumière).

Le mécanisme de la bioluminescence est bien connu : les animaux sont capables de produire de la lumière avec un rendement de 99% (c'est à dire bien meilleur que les dispositifs techniques actuels). La conservation des organes lumineux à l'état fossile renseigne sur l'anatomie fonctionnelle qui permet la détermination de la position systématique des poissons et l'interprétation des paléo-environnements.

 

Espèce : Capros longirostris - Oligocène - Roumanie  

Extrait de Pour la Science - n° 239 - Septembre 1997 - Photo personelle extraite de ma collection

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 23:00

FICHE ESPECE FOSSILE :

Tetrodon lecointrae LERICHE

Classe :

Osteychthiens

N° Référence :

3

Ordre :

Tétraodontiformes

Boîte :

 

Famille :

Tétraodontidés

Espèce actuelle :

 

Poisson globe ; Poisson perroquet 

Genre :

Tetrodon

Mode alimentaire :

-

Espèce :

Tetrodon lecointrae LERICHE

Série :

Miocène

   

Etage :

-

@ 20

Millions d’années

Localisation :

Région de Savigné – Faluns de Touraine

Commentaires :

Le nom d’espèce de ce poisson a été donnée en l’honneur de la Comtesse Lecointre

Dents sont formées d'un empilement de lames émaillées, minces et subtrapézoïdales, 

La face externe des lames émaillées est légèrement convexe.  Elles sont plus courtes ve

Quantité de lames : environ une dizaine

Les lames, une dizaine sont plus courts vers le bord oral.

Silhouette de l’espèce :

 

Photos :

 

 

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 00:03

FICHE ESPECE FOSSILE :

Girodus (Stromateus) cuvieri AGASSIZ 1883

Classe :

Osteychthiens

N° Référence :

1

Ordre :

Pycnodontiformes

Boîte :

 

Famille :

Gyrodontidae

Espèce actuelle :

-

Genre :

Girodus

Mode alimentaire :

Alimentation à base de coquillages, crustacés et coraux

Espèce :

Girodus (Stromateus) cuvieri AGASSIZ 1883

Série :

Jurassique supérieur

   

Etage :

Kimméridgien

@ 140

Millions d’années

Localisation :

Pas de Calais (62) – Cran aux oeufs

Commentaires :

F.J.PICTET et A.JACCARD résument ainsi la description originale d'AGASSIZ :
La famille des Pycnodontiformes "regroupe les poissons ganoïdes rhombifères à CORPS comprimés, élevés, à profil de la tête presque vertical, à nageoires peu développées.
Présence d'OSSELETS supplémentaires caractéristiques qui croisent les apophyses épineuses dans la région comprise entre la nuque et la dorsale ;
Toute la mâchoire est couverte de DENTS en pavé, inégales, disposées sur trois ou cinq rangs ou même davantage."

L'appareil masticateur se compose entre autres :

- 1 Vomer : C'est un os impair et médian qui appartient à la cloison nasale dont il constitue la partie postéro-inférieure. Il appartient à la partie supérieure de l'appareil masticateur

- 2 spléniales

- Prémaxillaires

Chez Gyrodus cuvieri : le Vomer présente des dents ombiliquées, pointillées et ridées.
" La rangée principale est composée de huit dents sensiblement arrondies antérieurement, les quatre postérieures étant un peu allongées transversalement ; Ces dents devaient présenter un large sillon, la partie la plus renflée étant tournée en avant ; Sur la surface supérieure on voit de nombreuses rides.
Douze dents placées dans un sillon profond forment la rangée intermédiaire. Ces dents sont beaucoup plus petites que celles de la rangée principale. Les unes arrondies, les autre allongées transversalement; elles ne se correspondent pas.
Le sillon caractéristique des Gyrodus est des plus manifestes : chaque dent présente un large anneau au dessus duquel s'élève le sommet ombiliqué lui même; de nombreuses rides creusent cette surface supérieure.
Les dents de la rangée externe, au nombre de dix ou onze sont grandes, à volume peu décroissant ; les dents les plus grandes sont situées vers le milieu du vomer. Elles sont comme tronquées au bord externe et présentent un sillon concentrique demi-circulaire. Ces dents devaient présenter de nombreuses ponctuations. "

Silhouette de l’espèce :

 

Photos : Dent appartenant très probablement au Vomer en position la plus linguale car présence des ornementations sur la dent ou remplacement de la dent peu avant la mort du poisson ...

 

 

vue du dessus

 

 vue du dessous

 

Source d’une partie des données : http://fossilesboulonnais.free.fr/os/machoires/machoires.html

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 22:24

Il y a 50 millions d'années, au début de l'Eocène une grande plaine sous un climat de type sahélo-soudanais occupe une grande partie de la Provence actuelle. Les régions d'Apt (Vaucluse) et de Céreste (Alpes de Haute-Provence) sont recouvertes par un grand lac intérieur où se déposent de puissantes formations gypseuses.

 

 

Le climat est tropical chaud et humide permet le développement d'une végétation luxuriante. Ces conditions climatiques se perpétuent à l'Oligocène (- 35 millions d'années) où la Haute- Provence est alors occupée par deux grands lacs : celui de Manosque et celui de Forcalquier dont les rives occidentales occupent le pays d'Apt. Un climat comparable à celui de la basse vallée du Mississipi ou la Chine méridionale caractérise alors ces régions. La pluviosité y est forte. Les rives de ces lacs abritent une flore variée : Glyptostrobus , Myrica , Nymphaea , Betula , Populus , Salix , etc ... Aux altitudes moyennes et sur les versnats humides se développent : Larus , Cinnamonum , Daphnogena , certains Quercus , Lomatites , Widdringtonia , etc... tandis que les pentes plus élevées abritent Pinus et Sequoia .

Dans le Vaucluse les niveaux fossilifères appelés "couches à Dapalis macrurus" caractérisent la formation dite de "Campagne Calavon". C'est une succession de calcaires et de marnes qui se délitent en feuillets de quelques millimètres d'épaisseur, correspondant à des dépôts saisonniers de vase très fine se déposant sur le fond d'un lac aux eaux tranquilles, qui a livré à sa partie inférieure des troncs de palmiers silicifiés et qui contient des calcaires papyracés en feuillets très fins riches en poissons et en plantes. Dans la région d'Apt ces niveaux sont surmontés par le calcaire de Vachères qui contient, outre des empreintes végétales frustes, de nombreux mollusques : Hélix , Planorbes , Potamides lamarki et P. submargaritaceus.

 

 Dapalis macrurus - longueur : 11 cm - Stampien

(fossile provenant de ma collection)

Ouvrages intéressants sur ce domaine :

GAUDANT J. , 1997. - Découverte d'un nouveau poisson percoide dans l'Oligocène inférieur des environs de Céreste ( Alpes de Haute Provence ) , Géologie Méditerr. , t. XXIV , , vol.1-2 , p. 93 -99 .

DESTOMBES J.P. , 1962. - Description géologique du bassin oligocène de Manosque -Forcalquier ( Lubéron oriental ) , Bull. Serv. Carte Géol. de France n° 266 , t. LVIII , 99 p.+ III pl.

GAUDANT J. , 1978. - Découverte du plus ancien représentant connu du genre Esox ( Poisson téléostéen , Esocoidei ) dans le Stampien moyen du bassin d'Apt ( Vaucluse ) , Géol. Méditerr. vol.5, p.257-268.

GAUDANT J. , 1985. - Mise en évidence d'Osmedidae ( poissons téléostéens , Salmoniformes ) dans l'Oligocène lacustre d'Europe occidentale , C. R. Acad. Sci. Paris , vol.300 ( II ) , p.79-82 .

GOUVERNET C. , GUIEU G. & ROUSSET C. , 1979. - Provence , Paris , Masson édit. , coll. Guides Géologiques régionaux , 2ème édit. , 238 p. + IX pl.

Source : http://members.tripod.com/paleobios/nouvellepage43.htm

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 22:46

Un requin de l'espèce Chlamydoselachus anguineus (ou requin Lézard) a émergé au sud de Tokyo

Ordre : Hexanchiformes

Famille : Clamydoselchidae

Genre : Clamydoselachus

Espèce : Clamydoselachus anguineus (Garman,1884)

source : http://www.lefigaro.fr/sciences/20070124.WWW000000269_un_requin_du_fond_des_temps_fait_surface.html

Ces requins serpentiformes se caractérisent par leur unique nageoire dorsale, situé presque en face de leur nageoire anale, par leur 6 ou 7 fentes branchiales (la première étant ouverte autour du thorax) et portent une longue carène ventrale. Cette espèce vit habituellement à plus de 600 mètres de profondeur.

Couleur : dos brun sombre ou gris, plus clair en dessous ; nageoires plus sombres

Taille : maximale 200 cm environ ; habituellement inférieur à 150 cm

Habitat : Bathybenthique, près du fond entre 120 et 1300 mètres de profondeur environ

Distribution géographique : Océan Indien (Transkei), Atlantique Est (de la Norvège à la Mauritanie, de l'Angola à l'Afrique du Sud), Pacifique Ouest (Japon, Australie, Nouvelle-Zélande), Pacifique Est (Californie, Chili).

Reproduction : Ovovivipare aplacentaire ; 6 à 12 jeunes mesurant 40 cm environ à la naissance, après 1 à 2 ans de gestation ; la maturité sexuelle étant atteinte à 100 cm environ pour les mâles et 130 cm environ pour les femelles

Compte dentaire : (13 à 15-13 à 15) / (12 à 13-1-12 à 12) : environ 300 dents au total ; la forme des dents supérieures et inférieures : Trident effilé avec 3 cuspides allongées et divergentes

Alimentation : Céphalopodes, poissons osseux et cartilagineux benthiques (petits requins), chassés à l'affût (la concentration des nageoires sur l'arrière de l'animal lui permettant probablement de bondir sur ces proies)

Danger potentiel : aucun sur l'homme mais responsable de morsures sur des câbles sous marins en Atlantique

 

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 23:23

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/un-requin-marteau-nait-sans-pere-une-premiere_11908/

Dans un zoo américain, un bébé requin-marteau est apparu à la surprise générale dans un bassin où ne vivait aucun mâle. Il s’agit bien d’une parthénogenèse, affirment les chercheurs, bien qu’on n’ait jamais observé pareil phénomène chez un requin.

 

La naissance remonte à 2001. Dans l’un des grands aquariums du zoo Henry Doorly (Omaha, Nebraska), la naissance d’un requin-marteau Sphyrna tiburo a jeté un émoi qui s’est répandu jusque dans la communauté scientifique car, dans ce bassin, ne se trouvaient, que trois femelles.

Une explication simple était envisageable : les requins femelles disposent d’une spermathèque où elles peuvent stocker les spermatozoïdes d’un mâle, qui serviront plus tard. Mais ces femelles n’avaient rencontré de mâle de leur espèce que trois ans auparavant, dans un autre aquarium. Or, la durée de conservation maximum des spermatozoïdes n’excède pas cinq mois chez Sphyrna tiburo, selon les observations.

Entre-temps, ces femelles ont croisé des mâles, mais d’une autre espèce. Toutefois, ce genre de fécondations entre espèces, exceptionnels chez les requins, laissent des traces sur la femelle, dont étaient exemptes les trois candidates mères.

Il ne restait alors qu’une explication : la parthénogenèse. Ce mode de reproduction asexuée, qui permet à une femelle seule de générer sa descendance, se rencontre chez de nombreuses espèces animales. Beaucoup d’insectes le pratiquent avec régularité (abeilles, fourmis…) et certaines espèces de vertébrés (des poissons, des amphibiens, des reptiles et des oiseaux) s’en servent aussi à l’occasion. Mais jamais, de mémoire de biologiste, on n’avait observé de parthénogenèse chez les requins, tout comme chez les mammifères, d’ailleurs.

Naissance sous XX

Pour en avoir le cœur net, il fallait analyser l’ADN du petit requin-marteau, ce qui est rapidement devenu possible car le malheureux petit sélacien a été tué très jeune par un autre poisson de l’aquarium. Une équipe américano-britannique s’est attelée à la tâche et vient de rendre ses conclusions dans la publication scientifique Biology Letters.

Le résultat semble sans appel : l’une des femelles du bassin est bien la mère du bébé inattendu. Il n’y a aucune trace de chromosome paternel et, précision à destination de nos lecteurs biologistes, il s’agit d’une parthénogenèse de type automictique (qui comprend une méiose).

Hasard du calendrier, le même genre de parthénogenèse vient d’être repéré chez le dragon de Komodo, un grand varan d’Indonésie. Ces exceptions soulèvent beaucoup de questions sur l’intérêt évolutif de ce procédé, qui permettrait au moins aux femelles assurer la reproduction sans mâles quand elles ne parviennent pas à en trouver.

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 14:35

ARCHIVES DE GRES (expo Lichtenberg)

Nous sommes au tout début de l'ère secondaire, l'Alsace ne ressemble pas encore aux paysages vallonnés que l'on peut découvrir aujourd'hui depuis le donjon du château du Lichtenberg.

Il y a 240 millions d'années, la vie renaissait sur terre après un long épisode cataclysmique. La baisse de 200 mètres du niveau des mers, la réunion des continents et une activité volcanique intense avaient en effet entraîné la disparition de 90 % des espèces animales et végétales. Le massif des Vosges du Nord constitue l'un des grands sites mondiaux d'étude du renouveau de la vie au moment du Bundsandstein, littéralement "grès bigarré", le début de l'ère secondaire.

A cette lointaine époque, Vosges et plaine d'Alsace sont un non moins lointain avenir. Il y a sans aucun doute plus de chance que le paysage était composé d'un réseau dense de rivières parsemé d'une multitude de nappes d'eau éphémères. C'est dans ce contexte très humide que le grès rose des Vosges s'est formé par accumulation des alluvions sableuses et des graviers.

Une vie intense animait la région à l'époque de la formation des premiers grès (grès Voltzia). Les berges étaient peuplées de fougères, prêles et autres conifères colonisés par des batraciens hors normes. Mais les crues étant assez fréquentes, on ne parlait pas encore de canalisation des cours d'eau, tout ce petit monde se retrouvait arraché à son écosystème pour être déposé mort ou vif un peu plus loin. Recouverts par les alluvions sableuses et caillouteuses, végétaux et animaux se sont retrouvés emprisonnés dans une gangue rocheuse en formation.
Dans les étendues d'eau plus calmes on pouvait également trouver méduses, vers et crustacés, limules et poissons, ? auxquels il faut bien évidemment rajouter un monde d'insectes.
Les traces de fossiles marins attestent également s'il en était, que la mer n'était pas très loin, alors que de nos jours, il faut faire près de 600km pour la rencontrer.

Le gisement de fossiles des Vosges du Nord est véritablement unique, du fait de sa densité exceptionnelle, de la diversité des espèces présentes et de leur excellent état de conservation. Au moment de la formation des grès, le massif vosgien n'existait pas plus que les Alpes. Le secteur présentait un relief de plaine, traversé d'une multitude de chenaux fluviaux. Venant de l'ouest, l'actuel bassin parisien, les alluvions étaient charriées vers un delta qui rejoignait la mer du Muschekalk, qui occupait alors une grande partie des pays germaniques. Des bancs d'une argile très fine, déposés lors des crues et dédaignés par les exploitants de carrière se sont révélés particulièrement propices à la préservation des fossiles.
Les magnifiques couleurs dont se parent les fossiles, sont dues à l'oxydation. Pour les extraire de la roche, il faut utiliser une lame de rasoir et un pinceau : l'épaisseur des feuillets de grès argileux se calcule en millimètres. Mais la technique maîtresse est la congélation, indispensable pour ne pas réduire en poussière les fragiles couches superposées. Les pièces sont ensuite fixées à l'aide d'une préparation à base de gomme arabique.

À partir de milliers d'échantillons de végétaux fossilisés collectés, il a été recenser une vingtaine de genres distincts, tous disparus, notamment des conifères à feuilles caduques qui faisaient 2 mètres à 2,5 mètres de haut, avec leurs cônes reproducteurs, des fougères arborescentes, et des prèles géantes.

Quand à la faune : pas moins de 200 espèces d'insectes, d'araignées et de scorpions ont pu être déterminées : libellules, coléoptères, blattes, un ancêtre de la mygale? Parmi la quarantaine d'espèces animales, figurent une méduse, un stégocéphale (sorte de salamandre géante d'un mètre de long), des gastéropodes, ainsi que des coquillages, des crustacés et des poissons. Des empreintes de reptiles, seuls capables de survivre aux crues successives, ont également été fixées dans la roche. Le fossile d'une plante ou d'un animal, est le résultat de sa conservation par enfouissement ou par infiltration. La formation des grès, par sédimentation de petites particules minérales, liées par un ciment de nature variable, favorise la fossilisation d'organismes entiers. Les propriétés des grès argileux des Vosges du Nord, en particulier, ont permis la minéralisation de corps mous, tels les méduses.

Les pièces dans cet article font partie de la collection Grauvogel et Gall. Louis Grauvogel (1902 - 1987), industriel à Saverne, associé plus tard à Jean-Claude Gall (professeur de Géologie à L'ULP) et sa fille Léa Grauvogel-Stamm, a ainsi réuni une multitude de roches dans lesquelles on peut découvrir des trésors engloutis depuis des centaine de millions d'années. L'apport récent de Francine Papier, pharmacienne de son Etat, apporta encore un coup de pouce à la constitution de la collection qui de par son état de conservation est une illustration magnifique du milieu de vie de notre région d'il y a 240 millions d'années. Jusqu'à sa disparition, en 1987, les exploitants des carrières de la région connaissaient bien la silhouette de Louis Grauvogel. Depuis 1935, cet industriel passionné de géologie collectait des milliers de fossiles du Bundsandstein, présents en grand nombre dans la couche supérieure du massif gréseux, épaisse d'une vingtaine de mètres. Dans les années 60, l'homme communiqua sa passion à Jean-Claude Gall, aujourd'hui professeur de géologie à l'université Louis Pasteur, ainsi qu'à sa fille, Léa Grauvogel- Stamm, chercheuse au CNRS. Dépositaires d'une fabuleuse collection de fossiles, les deux paléontologues l'ont complétée et fait connaître des spécialistes du monde entier. Des travaux comparatifs sont menés avec des chercheurs travaillant sur des sites similaires, en Espagne, au Brésil, en Chine, en Allemagne et au Colorado.

Source : http://www.alsace-virtual.com/coup_de_projecteur/expo_lichtenberg/expo_lichtenberg.html

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 22:36

ECHINOCORYS trouvé à Royon (62) lors d'une balade dominicale

 

FORMATION DE LA CRAIE à SILEX

La craie est l'élément prédominant de son sous-sol. Le dictionnaire de géologie de A. Foucault et J.F. Raoult nous en donne la définition suivante :

"Du latin creta, craie ou glaise, la craie est une roche sédimentaire, marine, calcaire (90% ou plus deCaCO3), à grain très fin, blanche, poreuse, tendre et friable, traçante. Elle est formée pour la plus grande part d'une accumulation de coccolithes (pièces calcaires de 2 à 10 microns de végétaux unicellulaires, les Coccolithophoridés) et contient souvent des foraminifères planctoniques (Hedbergelles, Globotruncana)...."

Les foraminifères planctoniques, d'après les genres et espèces rencontrés, permettent de dater les couches calcaires, parfois à 200.000 ans près.

La craie contient des silex répartis en couches horizontales. Ce même dictionnaire nous donne la définition suivante du silex:

"Mot latin de signification analogue, roche siliceuse constituant des accidents dans des couches calcaires, formée de silice (calcédoine, quartz, un peu d'opale) d'origine biochimique, précipitant dès le début de la diagenèse dans le sédiment encore meuble. Ils sont de forme irrégulière: en rognons, en tubercules, en colonnes, en couches, en réseau, en filons. On distingue généralement deux parties: un coeur ou noyau plus sombre, gris ou noir, et un cortex plus clair. La croissance du silex se fait de manière centrifuge, c'est la partie externe qui est la moins évoluée et la partie interne qui est la la plus évoluée. Les silex sont parfois en lits continus, mais plus souvent en rognons disséminés ou groupés en niveaux parallèles à la stratification (par exemple dans la craie). Le silex est une roche dure, à grain très fin (calcédoine et quartz cryptocristallins, sans grains détritiques), jaune clair, brune à noire, à cassure lisse et conchoïdale, à éclat luisant; les éclats de silex sont à bords aigus et translucides. La limite avec le calcaire (ou la craie) est bien tranchée, et les rognons s'en séparent souvent aisément...."

Ils sont de forme irrégulière : en rognons, en tubercules, en colonnes, en couches, en réseau, en filons. On distingue généralement deux parties: un coeur ou noyau plus sombre, gris ou noir, et un cortex plus clair. La croissance du silex se fait de manière centrifuge, c'est la partie externe qui est la moins évoluée et la partie interne qui est la la plus évoluée.

Certains organismes sont capables de précipiter et de fixer la silice pour la construction de leur squelette (silicoflagellés, radiolaires, diatomées, éponges). Dans le bassin de la craie, ces animaux ou végétaux devaient proliférer et ils ont vraisemblablement contribué à enrichir la boue crayeuse en silice amorphe. A leur mort, la stabilité de la silice n'est plus assurée et la silice dissoute enrichit l'eau interstitielle. Les couches de silex sont liées à la rythmicité des dépôts crayeux. Dans certaines formations rythmiques, les silex se cantonnent dans la moitié supérieure de la séquence élémentaire (20 à 40cm).

(De: Treatise on Invertebrate Paleontology, Moore Editor, University of Kansas 1964, C661)

Source : http://www.les-petites-dalles.org/Craie_silex.html

Les silex sont de forme irrégulière : en rognons, en tubercules, en colonnes, en couches, en réseau, en filons. On distingue généralement deux parties: un coeur ou noyau plus sombre, gris ou noir, et un cortex plus clair. La croissance du silex se fait de manière centrifuge, c'est la partie externe qui est la moins évoluée et la partie interne qui est la la plus évoluée.

Le silex s'est formé à partir de tests siliceux d'organismes unicellulaires microscopiques (aux alentours du micron) animaux ou végétaux :

- Parmi les végétaux, exemple : diatomées marins 

- Parmi les animaux, exemple : les radiolaires 

Pourquoi les falaises de craie sont-elles striées horizontalement de couches de silex ?

(Explications faites sur l?exemple des falaises de craie du pays de Caux)

(par Jacques Lucas, Professeur à l'Université de Strasbourg)

Voici une explication plausible de la disposition des silex dans la craie

La craie est une roche sédimentaire d'origine purement biologique par l'accumulation de tests de micro-organismes à squelette externe carbonaté. Le milieu de dépôt est celui d'une plateforme continentale ennoyée sous une très faible épaisseur d'eau marine. Les micro-organismes marins sont très sensibles au milieu où ils se développent, et leur prolifération peut conduire à la modification de ce milieu et par conséquent à la modification de la population biologique elle-même. Ainsi, dans le milieu qui a donné naissance à la craie, il se développe des organismes à test carbonaté et des organismes à test siliceux dont la proportion varie suivant l'état du milieu, en particulier suivant la quantité d'oxygène disponible. En allant des milieux les plus oxydés (plus proches de la pleine mer où l'eau est constamment renouvelée) vers les milieux plus anoxiques (plus isolés par des ondulations de la plateforme par exemple), les micro-organismes carbonatés cèdent peu à peu la place à des organismes à test siliceux, puis à des organismes à test organique. Tous ces milieux se trouvent sur la plateforme "crayeuse" du Bassin de Paris, où sont localement rencontrées des formations de phosphates provenant de la transformation de vases réductrices riches en matière organique.

Ces changements de milieu décrits géographiquement peuvent aussi se produire dans un même lieu pendant les longues durées géologiques où les conditions de milieu, température, profondeur de l'eau, agitation, pluies, etc..., ne peuvent pas être imaginées rigoureusement stables.

A partir de ces données, il est possible de concevoir un changement de l'activité biologique correspondant, par exemple, à un confinement du milieu, lui-même lié à cette activité. Un développement trop abondant des microorganismes carbonatés diminue la quantité d'oxygène disponible dans l'eau et favorise l'augmentation des organismes siliceux, de sorte que les vases déposées sont de plus en plus chargées en silice. Ce système peut aller jusqu'à l'exclusivité des organismes à test organique et donc au dépôt de vases organiques. Dans le temps, des changements d'environnement provoquent des récurrences plus ou moins fréquentes de la série qui se répète, plus ou moins complète. Il peut ainsi s'accumuler des sédiments à dominance carbonatée où s'intercalent des niveaux riches en silice. Pendant la période de diagenèse, la craie se "durcit" avec plus ou moins de silice (qui peut oublier le crissement de la craie sur les tableaux noirs, dû aux grains de silice?). Dans les milieux les plus riches en silice, les silex se développent, au cours de cette diagenèse, par précipitation de silice plus ou moins hydratée transportée par les solutions intergranulaires.

Les zones les plus favorables à la formation de silex sont bien entendu celles qui étaient les plus riches en silice d'origine, encore enrichies par le drainage de la silice des zones voisines. Si le système sédimentaire est récurrent, la diagenèse se calque sur cette récurrence et les silex se forment dans des niveaux horizontaux plus ou moins étendus et plus ou moins espacés.

 

Article très intéressant sur la fossilisation du genre Echinocorys dans la craie à silex : http://www.scienceaction.asso.fr/img_fiche/podionsfossiles.pdf

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 23:29

Dernières trouvailles en date du 22/04/2007 :

Ci dessous quelques photos de mes dernières trouvailles effectuées dans le Campanien de la Somme : entre autre, présence de :

-Vertèbres de requins

- Corail

- Radioles d'oursin

- Squalicorax kaupi

- Articles d'étoiles de mer (2 espèces présentes)

- Anomotodon hermani

- Dent de poisson

- Otolithes

- Squatina hassei

 

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Published by Helicoprion67 - dans CAMPANIEN du Pas de Calais
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