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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 22:43

 

La pratique consistant à trancher les ailerons à vif pour rejeter les poissons mutilés encore vivants à la mer, encore tolérées dans certains cas, ne le sera désormais plus.

L'Union européenne a décidé lundi de mettre fin à toutes les exemptions qui permettaient encore, sur certains navires européens, de couper les ailerons des requins à bord des navires de pêche et rejeter ensuite à la mer les animaux encore vivants.

 

La découpe des ailerons de requins sur les navires de pêche européens est interdite depuis 2003 mais des dérogations existaient encore, permettant aux pêcheurs de débarquer les carcasses et les nageoires des requins dans des ports différents, ce qui rendaient les fraudes aisées.

 

La nouvelle législation prévoit que les navires pêchant dans les eaux de l'UE et les navires de l'UE pêchant dans le monde auront «l'obligation de débarquer les requins avec les nageoires attachées au corps».

 

Cette pratique a entraîné une surpêche des requins dans le monde

 

La surpêche est responsable de la disparition de 73 millions de requins chaque année, affirme ainsi l'association Environment Group (PEG), qui estime qu'une trentaine d'espèces sont directement menacées d'extinction.

 

Source : http://www.liberation.fr/terre/01012396928-requins-l-ue-met-fin-aux-exemptions-sur-le-finning

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 21:55

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:34

L'association Longitude 181 a mis en place une pétition dénomée "Appel pour la protection des requins
dans la Zone Economique Exclusive de Nouvelle Calédonie"

Elle est téléchargeable au lien suivant : http://www.longitude181.com/dossiers/requin/petition_2010_ZEE_cal-donie.pdf

Merci pour vos actions respectives qui participeront à la préservation des requins dans leur espace naturel

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:45

La première étude mondiale visant à déterminer le statut de conservation de 64 espèces de requins et raies de haute mer (pélagiques) révèle que 32 % sont menacés d’extinction, principalement à cause de la surpêche, selon le groupe de spécialistes des requins de l’UICN.

Le pourcentage d’espèces de requins de haute mer menacées d’extinction est plus élevé pour les requins capturés dans les pêcheries en haute mer (52 %) que pour le groupe en général.

« Malgré les menaces croissantes, les requins demeurent vulnérables en haute mer », affirme Sonja Fordham, vice-présidente du groupe de spécialistes des requins de l’UICN et directrice politique de Shark Alliance. « La vulnérabilité et les longues migrations de la plupart des requins de haute mer exigent une coordination des plans de conservation internationaux. Notre rapport met en lumière une surpêche préoccupante de ces espèces, dans les eaux nationales comme internationales, imposant des mesures immédiates à l’échelle mondiale. »

Ce rapport sera publié quelques jours avant que l’Espagne n’accueille un sommet international des responsables des pêcheries de thon pélagiques où les requins sont capturés en toute impunité. Il coïncide également avec la réunion d’un groupe international de scientifiques au Danemark visant à établir des recommandations de gestion en ce qui concerne les requins taupes communs de l’Atlantique.

Les experts de l’UICN classifient le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) et le requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini) ainsi que le diable de mer (Mobula mobular) comme mondialement En danger. Le requin-marteau lisse (Sphyrna zygaena), le grand requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin pèlerin (Cetorhinus maximus) et le requin longimane océanique (Carcharhinus longimanus) entrent dans la catégorie Vulnérables ainsi que deux espèces de requin mako (Isurus spp) et trois espèces de requins renards (Alopias spp).

Les requins taupes communs (Lamna nasus) sont répertoriés comme Vulnérables mais En danger critique d’extinction et En danger dans le Nord-est et le Nord-ouest de l’Atlantique respectivement. Le requin bleu (Prionace glauca), l’espèce de requin pélagique la plus abondante et pêchée de la planète, est classé comme Quasi menacé.

De nombreux requins de haute mer sont principalement capturés dans les pêcheries de thon et d’espadon pélagiques. Jadis considérés comme simples « prises accessoires », ces espèces sont de plus en plus ciblées à cause de nouveaux marchés friands de chair de requin et de la demande croissante pour les précieux ailerons entrant dans la fabrication de mets asiatiques raffinés comme la soupe aux ailerons de requin. Pour faire face à cette demande, les ailerons sont souvent coupés et le reste de la carcasse rejeté à la mer, une pratique appelée finning. Bien que les lois interdisant cette pratique prévalent dans la plupart des eaux internationales, les normes laxistes de mise en vigueur entravent leur efficacité.

Les requins sont particulièrement vulnérables à la surpêche à cause de leur maturité tardive et de leur faible taux de reproduction. La plupart du temps, les prises de requins pélagiques font fi des réglementations et de la durabilité. Vingt-quatre pour cent des espèces examinées sont classées comme Quasi menacées tandis que, pour 25 %, on ne dispose que de données insuffisantes.

Le rapport s’appuie, en partie, sur un atelier du SSG (groupe de spécialistes des requins) financé par le Lenfest Ocean Program, auquel quinze experts d’agences gouvernementales, d’universités, d’organisations non-gouvernementales et d’institutions des quatre coins du monde ont participé. D’autres ateliers régionaux ont également contribué à l’évaluation de la Liste rouge mondiale du groupe de spécialistes des requins, sous l’égide du groupe Conservation International et de la New Hampshire Charitable Foundation.

« L’évaluation mondiale des sélaciens pélagiques servira de base à la surveillance du statut de ces espèces vitales pour nos océans », déclare Roger McManus, vice-président du groupe Conservation International en charge des programmes marins.

Le groupe de spécialistes des requins de l’UICN exhorte les gouvernements à fixer des quotas de pêche pour les sélaciens, basés sur des avis scientifiques et des mesures préventives. Il les enjoint également à assurer la protection des espèces de requins et raies En danger critique d’extinction et En danger afin de tirer un trait sur la pratique du finning et d’améliorer la surveillance des pêcheries de sélaciens. Les gouvernements doivent investir davantage dans la recherche sur les requins et les raies ainsi que l’évaluation des populations, minimiser les prises accessoires accidentelles de sélaciens, recourir aux traités sur la faune pour faciliter la gestion des pêcheries et la coopération entre les pays pour préserver les populations partagées, selon le Groupe.

Pour obtenir de plus amples informations ou organiser des entretiens, veuillez contacter :

  • Sarah Horsley, relations presse UICN, portable : +41 79 528 3486, e-mail : sarah.horsley@iucn.org
  • Rob McNeil, responsable presse international, Conservation International, téléphone : +1 703 341 2561, e-mail : rmcneil@conservation.org
  • Mona Samari, Shark Alliance, téléphone : +44 (0) 7515 828 939, e-mail : mona@communicationsinc.co.uk

Notes à l’éditeur

  • Le rapport intégral, Le Statut de conservation des sélaciens pélagiques : Rapport de l’atelier de la liste rouge des requins pélagiques du Groupe de spécialistes des requins de l’UICN, peut être téléchargé sur http://cmsdata.iucn.org/downloads/ssg_pelagic_report_final.pdf. Il a été compilé et publié par Merry Camhi, Sarah Valenti, Sonja Fordham, Sarah Fowler et Claudine Gibson.
  • Cette semaine, les scientifiques du Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) et de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA) se réunissent à Copenhague afin d’évaluer l’ensemble des populations de requins taupes communs de l’Atlantique et d’établir des recommandations à l’attention des gestionnaires des pêcheries.
  • La semaine prochaine, Saint-Sébastien, en Espagne, accueillera la deuxième réunion conjointe des cinq Organisations régionales de gestion des pêches (ORGP) pour les thonidés.

A propos de l’UICN

L’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux défis les plus urgents en matière de développement et d’environnement.

L’UICN cherche à agir sur la biodiversité, le changement climatique, l’énergie et les moyens de subsistance humains, et à favoriser une économie mondiale plus écologique, en soutenant la recherche scientifique, en mettant en place des projets sur le terrain dans le monde entier et en rassemblant les gouvernements, les ONG, l’ONU et les entreprises en vue de développer des politiques, des lois et des meilleures pratiques.

L’UICN est le plus vaste et le plus ancien réseau mondial de protection de l’environnement. Elle rassemble plus de 1 000 représentants de gouvernements et d’ONG ainsi que près de 11 000 experts bénévoles dans quelques 160 pays. Elle s’appuie sur plus de 1 000 professionnels dans 60 bureaux et des centaines de partenaires du secteur public et privé et des ONG du monde entier.
www.iucn.org

La liste rouge des espèces menacées de l’UICN™ constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation des espèces végétales et animales. C’est un outil fréquemment utilisé pour attirer l’attention sur les espèces menacées. Cette liste évalue le risque d’extinction de toutes les espèces, identifie les menaces qui les concernent, et, si nécessaire, propose des objectifs de récupération pour les populations.
www.iucnredlist.org

Voici les catégories de menace de la liste rouge de l’UICN, par ordre décroissant de menace :

  • Eteint ou Eteint à l’état sauvage
  • En danger critique d’extinction, En danger et Vulnérable : espèces menacées d’extinction
  • Quasi menacé : espèces proches du seuil d’espèce menacée
  • Préoccupation mineure : espèces ayant un faible risque d’extinction
  • Données insuffisantes : pas assez d’informations disponibles pour évaluer le risque d’extinction
  • Les espèces des catégories Vulnérable, En danger ou En danger critique d’extinction sont considérées comme menacées.

Le Groupe de spécialistes des requins de l’UICN (SSG) est un réseau de 180 experts originaires de 90 pays impliqués dans la recherche, la gestion des pêcheries, la protection du milieu marin ou les décisions concernant les chondrichtyens (requins et autres sélaciens : raies, pocheteaux et chimères). Sa mission est de promouvoir la conservation à long terme de ces espèces, la gestion efficace de leurs pêcheries et habitats, et, si nécessaire, la récupération de leurs populations. Le SSG est responsable de l’évaluation du statut de plus de 1 000 espèces de chondrichtyens. www.iucnssg.org


Shark Alliance
est une coalition de 72 organisations écologiques, scientifiques et de loisirs se consacrant à l’amélioration des politiques européennes sur les requins et les raies. En s’adressant au public, aux gouvernements, aux groupes d’intérêts et aux médias, elle s’efforce d’obtenir des mesures européennes et internationales en faveur de la conservation de ces espèces menacées. Shark Alliance a été fondée et est gérée par Pew Environment Group, la section dévolue à la conservation de Pew Charitable Trusts, une organisation non-gouvernementale qui s’attache à mettre fin à la surpêche dans les océans du monde.
www.sharkalliance.org


Conservation International (CI)
tire profit des innovations scientifiques, économiques, politiques et de participation communautaire pour protéger les régions de la Terre les plus riches en biodiversité, et prouver que les sociétés humaines peuvent vivre en harmonie avec la nature. Fondé en 1987, CI travaille dans plus de 40 pays sur quatre continents pour aider à trouver des alternatives économiques qui ne mettent pas en danger l’environnement naturel.
www.conservation.org


L’Evaluation mondiale des espèces marines (GMSA)
a débuté fin 2005, sous l’égide du Département de biologie de l’Université Old Dominion, à Norfolk (Virginie), aux Etats-Unis. Ce projet est organisé conjointement par l’UICN et CI, et sera le premier examen mondial de l’état de chaque espèce marine vertébrée, ainsi que de plusieurs plantes et invertébrés. De nombreux partenaires participent à ce projet en rassemblant et analysant toutes les données existantes sur près de 20 000 espèces marines, ce qui permettra d’établir le risque d’extinction d’après les critères et catégories de la liste rouge de l’UICN. www.sci.odu.edu/gmsa. La GMSA bénéficie du soutien de la New Hampshire Charitable Foundation.
http://www.nhcf.org/index.cfm


Le Lenfest Ocean Program
soutient la recherche scientifique visant à trouver des solutions aux défis auxquels est confronté l’environnement marin mondial. Ce programme a été mis en place en 2004 par la Lenfest Foundation et est géré par Pew Environment Group.
www.lenfestocean.org


Source : http://www.iucn.org/fr/?3362/Un-tiers-des-requins-de-haute-mer-sont-menaces-dextinction
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:30

Un tiers de tous les requins de haute mer de la planète sont menacés d'extinction soit parce qu'ils sont victimes d'une surpêche soit parce qu'ils sont des victimes colatérales de la pêche au thons et de l'espadon.

L'Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui établit la Liste Rouge mondiale des espèces en danger a rendu publique ce rapport sur les requins en prélude d'une réunion à Madrid d'experts de la pêche au thon. Selon l'UICN, seront également présents à cette réunion, les responsables des pêcheries "dans lesquelles les requins sont pris sans limite".

Alors que de nouveaux marchés apparaissent et qu'augmente la demande en chair de requin, la pire réponse apportée par l'industrie de la pêche est l'ablation des ailerons du requin avant de le rejeter à la mer. Bien qu'interdite dans la plupart des eaux internationales, cette pratique est difficilement contrôlée et contrôlable.

"Malgré les menaces croissantes, les requins restent virtuellement sans protection en haute mer", a souligné Sonja Fordham, une spécialiste des squales au sein de l'UICN. "La vulnérabilité et les lentes migrations de la plupart des requins du large appellent à la mise en place de programmes coordonnés et internationaux de conservation".

Il faut plusieurs années aux requins pour atteindre l'âge adulte et ils n'ont que très peu de petits, souligne l'UICN.

Au niveau mondial, selon l'UICN, les espèces les plus menacées sont le requin marteau et la raie géante suivies par le requin à pointes blanches (requin houareau), deux espèces de Mako et trois espèces de requins renards sans parler de l'emblématique Grand requin blanc.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/20090625.FAP0455/un_tiers_des_requins_de_la_planete_menaces_dextinction.html

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:57

Carton ROUGE
sur la pêche non sélective, le gaspillage des ressources et la disparition des Elasmobranches ; Article coup de gueule qui j'espère suscitera l'indignation ...


Près d'un quart des espèces de requins, raies et chimères de l'Atlantique sont en danger. Fish-and-chips, huile cosmétique, soupe d’ailerons et pêche aveugle menacent les poissons les plus mythiques qui soient. Des utilisations dont l’absurdité laisse songeur …

A quelques semaines de la réévaluation des quotas de pêche par la Commission Européenne, l’annonce, par l’UICN, que 26% des élasmobranches (requins et raies) de l’océan Atlantique connaissent un risque d’extinction, arrive à point nommé. Sur les 116 espèces de poissons cartilagineux vivants dans le Nord et Nord-Est de l'Atlantique, seulement quatre d'entre elles font actuellement l'objet d'une réglementation. La capture à des fins commerciales du Requin pèlerin et du Grand requin blanc est interdite. Deux autres espèces, beaucoup plus petites, l'Aiguillat commun et le Requin taupe, ont un nombre de prises limitées par des quotas. Mais pour l'UICN, ces limites sont bien trop laxistes et ne pourront pas permettre le renouvellement des populations.

Un groupe d'espèces vulnérables à la surpêche
Les requins et les raies forment un groupe particulièrement sensible à la surpêche. Avec une croissance très lente et une descendance peu nombreuse, leurs effectifs ne peuvent pas croître rapidement. L'Aiguillat, ce petit requin grégaire, aussi nommé Chien de mer, peut vivre jusqu'à 75 ans. Avec une période de gestation de 2 ans, on estime qu'il faut un minimum de 14 ans sans prélèvement avant de doubler une population. En France, en 2005, sur près de 12 000 tonnes de requins capturés, l'Aiguillat représentait 10% des pêches. Il est commercialisé sous le nom de 'saumonette siki', en référence à la couleur rose pâle de sa chair. Son prix relativement faible, ainsi que l'absence d'arête, en font un aliment très apprécié dans la restauration collective. Mais, voilà que cette espèce, que l’on trouve sur les étalages des supermarchés, dans les cantines des hôpitaux ou transformée en fish-and-chips dans les snacks, vient d'être classée en danger critique. A l’UICN, un tel classement sur la liste rouge des espèces menacées s’appuie sur un constat : l’effondrement des stocks de ces dernières années. « Si l’Aiguillat est encore présent dans les débarquements de pêche, les tonnages sont ridicules par rapport à ce qu’ils étaient il y a dix ans », confirme Samuel Iglesias, chercheur à la Station de Biologie Marine du Muséum National d’Histoire Naturelle.

La pêche au chalut ne fait pas de sélection
Parmi les espèces en danger, on trouve encore l’Ange de mer, un animal entre le requin et la raie, au nom évocateur. Les pêcheurs bretons témoignent que des anges étaient débarqués chaque jour à la criée ; Samuel Iglesias, qui réalise le suivi scientifique des captures depuis quelques années, n’en dénombre, quant à lui, pas plus que 3 à 4 individus par an. Une chute dramatique des effectifs qui s’explique par un effort de pêche exponentiel. Les Anges de mer, comme d’autres espèces de poissons benthiques, vivant à proximité du fond, en sont les victimes « accessoires » selon le terme consacré. Ces espèces ne sont pas recherchées, mais elles sont capturées par des chalutiers qui ne font pas de sélection. Parfois tout bonnement rejetées par-dessus bord, elles sont aussi revendues pour une moindre valeur commerciale. Depuis les 20 dernières années, la pêche au chalut a étendue son emprise de plus en plus loin des côtes, jusqu’à 1 500 mètres de profondeur. Un grand nombre d’espèces, même non ciblées, subissent cette pression croissante.
Ainsi, on a vu apparaître en poissonneries de drôles d’animaux venus des grands fonds. Une tête de lapin, un corps de poisson et une queue de rat, les chimères en sont d’étranges spécimens pas si loin des mythes antiques et des êtres fabuleux. On dispose de très peu de données sur ces poissons apparentés aux requins, et une espèce récemment commercialisée n’avait ainsi pas été décrite par la science.


Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3458
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:22

L’homme massacre sans compter les animaux marins, sans se soucier des conséquences et pas seulement les baleines ou les phoques, les autres grandes victimes de ce carnage sont les requins.

 

Qui est le tueur et qui est la victime?

Rien que le nom de squale fait froid dans le dos à bon nombre de personnes et les films " Les Dents de la mer " ne sont pas étrangers à cette phobie. Toutefois les requins ont causé en 2007, la mort d'une seule personne dans le monde : une femme tuée alors qu'elle faisait de la plongée au large de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique. Il s’agissait du plus faible ‘quota’ en vingt ans, selon des données de l'Université de Floride (source AFP). Et depuis le début 2008, cinq attaques mortelles sont à déplorer :
- Un plongeur a été tué en février en Floride,
- Un surfeur australien a été tué en l'Australie courant avril,
- Un nageur a été tué en Californie en avril,
- Un surfeur a été mortellement mordu par un requin sur la côte du Mexique en avril,
- Un surfeur a été tué par un requin sur la côte Mexicaine en mai.

Mais l’homme a environ 3000 fois plus de chances d'avoir un accident de voiture que de se faire attaquer par un requin. Et le genre humain est responsable de la mort de près de 100 millions de requins chaque année, soit 11 000 par heure. Alors qui est le tueur ?

Pour les sceptiques, quelques pistes de réflexions... Les requins sont généralement " péchés " grâce à des lignes chargées d’hameçons s’étalant sur plusieurs kilomètres et dans lesquelles s’étranglent toutes les espèces qui ont pu être tentées. Sans distinction, ce sont tortues, espadons, dauphins, ... qui, incapables de respirer se noient ! Comme indiqué dans le film de Rod Stewart " Les Seigneurs de la Mer ", ce mode de pêche pourrait se comparer à la mise en place de pièges en forêt, mais sur plusieurs kilomètres de long. Un tel dispositif ne viendrait à l’esprit de personnes. Mais en mer, ça ne se voit pas et donc ça ne se sait pas. Quand les lignes sont remontées, les requins, encore vivants, se voient couper leurs ailerons, puis rejetés à la mer, toujours vivants mais amputés et condamnés à l’agonie, les autres poissons étant éventuellement remis à l’eau (morts ou vivant). Mais quand les pêcheurs sont approchés par les autorités, ils coupent la ligne, et alors je vous laisse imaginer. C’est un gâchis sans nom...
Cette méthode, la plus courante, détruit donc aveuglement et rapidement la diversité et à terme l’équilibre des écosystèmes marins. Et il existe pire dans l’atrocité, car l’homme malheureusement excelle dans cette activité. Prenons l’exemple de l’Ile de la Réunion, qui compte près de 150 000 chiens errants livrés à eux-mêmes. Une " tradition locale " consiste à les utiliser comme appâts vivants pour la pêche aux requins, en leur enfonçant un énorme crochet dans les babines avant de les jeter à la mer !
Bilan : le requin mord et tue moins de 10 personnes par an, et l’homme l’extermine à raison de 100 millions par an.

Le mobile du requin

Maintenant je pense que tous les lecteurs de cet article ont leur petite fibre intérieure qui commence à compatir pour ces sacrés soit disant " mangeur d’hommes ". Alors certes il y a des hommes morts, mais si vous y regardez de plus près, il y a des circonstances atténuantes pour les requins car :
- l'attaque peut être provoquée par une stimulation alimentaire (donner des poissons morts à manger aux requins est très à la mode !), un contact physique (eh oui certaines personnes pensent que ce sont des petits chiens) ou à une situation de peur du squale ou de stress. Le requin, la plupart du temps, ne fera que se défendre puis s'en ira. Il n’y a pas de volonté de tuer mais, même en se défendant, il peut blesser un homme à mort.
- la morsure peut être dite d'investigation. Soucis, le requin est curieux ! Il ne rencontre pas des hommes tous les jours et par conséquent comme nous, lorsque nous sommes enfant et mettons tout à la bouche avant que maman se mette à hurler... Bref comme un enfant, le requin doit goûter voir mâchouiller pour savoir. C'est là une morsure visant à satisfaire la curiosité du requin. Il ne met pas toute la puissance de sa mâchoire et relâche vite sa prise. Cependant, une morsure mal placée peut entraîner une hémorragie, qui peut être mortelle.
-la morsure peut être une erreur d'interprétation. Eh oui vu du fond de la mer, l’homme a la même forme que les otaries ou les phoques. Un surfeur vu de dessous ou quelqu'un nageant à proximité d'une colonie de phoques peut être confondu avec l'une des proies habituelles du requin. (Pensez à regarder de nouveau le premier paragraphe sur les causes de décès en 2008).

Le mobile de l’homme

Les requins sont pêchés pour plusieurs raisons :
- dans 90 % des cas pour leurs ailerons. Ils sont vendus à un prix élevé, jusqu'à 400 euros le kilo, leur goût est très apprécié dans les soupes, mais à en croire Rod Stewart, ça ne fait qu’épaissir les bouillons et en aucun cas n’apporte de plus value d'un point de vue gastronomique.
- dans les autres cas : pour leurs cartilages utilisés contre les cancers, rhumatismes, arthrites, ... Malheureusement sans aucun fondement scientifique. Prenez le temps de taper : " Cartilage requin " sur un site de recherche et vous verrez que même des marques de cosmétiques françaises en emploi et pire que ces marques vendent du bio!
Bilan : le requin mord l’homme par peur, curiosité ou méprise et l’homme l’extermine pour des futilités.

Plus de requin, et alors ?

Certes on pourrait m’objecter, mais quel est le problème ? Un requin, ça ne sert à rien ! Alors là zen. Peu de gens sont familiarisés avec le réseau trophique des requins (ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d'un écosystème) et rares sont ceux qui ont connaissance du danger que représenterait leur disparition. Malgré une maturité sexuelle tardive : 25 ans, le requin est le roi des mers et le régulateur de sa faune depuis plus de 400 millions d’années. C’est à son contact que les espèces d’aujourd’hui ont été sélectionnées. Très peu d’espèces de requins ont la possibilité de se nourrir autrement qu’en gobant des poissons dont la taille n’excède pas celle de leur bouche. La perfection de leurs formes, leur puissance de nage et d'attaque, associée à un redoutable et subtil pouvoir de détection des proies (capteurs d’énergies et de magnétisme) en font des êtres d'exception. Leur rôle de prédateur est essentiel à l'équilibre des milieux marins et à sa bonne santé, le requin se nourrissant des poissons malades. Les requins jouent également un rôle de régulation des populations en évitant la prolifération des espèces qui pourraient appauvrir les milieux.
Par ailleurs, une étude portant sur 20 ans de données a été réalisée par la Royal Society, il en ressort qu'aucun requin ne dépasserait la profondeur d'environ 2500 mètres. Cette donnée est très importante car cela réduit drastiquement le territoire possible des requins mais, plus inquiétant, cela démontre aussi qu'aucun requin n'est hors de portée de l'homme et des outils de pêches-destructions modernes...


Cet article éloquant montre à quel point notre écosystème est fragile, et l'homme peut soucieux de la nature et des requins : leur présence depuis plus de 400 millions d'années sur notre planète est en train d'être remise en cause parl'homme, qui en compte 100 fois moins ! Leur sauvegarde est primordiale ...


Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1729_requin_predateur_idee_recue.php

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 19:54
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Cela aurait paru incroyable voici quelques décennies, mais les requins, ces poissons répandus dans tous les océans du monde depuis des centaines de millions d'années, sont en train de disparaître du fait de l’Homme.

La baisse des effectifs de requins n'est pas une prédiction. Une réduction de plus de 50 % est déjà enregistrée parmi les espèces les plus spectaculaires, au point que certaines sont déjà menacées d’extinction si aucune mesure n’est prise. La cause en est multiple. La surpêche, bien sûr, destinée à alimenter un marché de viande et de nageoires de requin, mais aussi la pêche sportive qui se démocratise de plus en plus, ainsi que la pêche au thon et à l’espadon car elle provoque la prise accessoire de millions de requins chaque année.

Lors de l’assemblée annuelle de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science) qui s’est déroulée à Boston du 14 au 18 février dernier, Julia BAUM, spécialiste des requins mondialement reconnue et titulaire d'une bourse postdoctorale du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) à la Scripps Institution of Oceanography, a tire la sonnette d'alarme. « Comme pratiquement aucune restriction n'est imposée à cette pêche qui s'intensifie, de nombreuses espèces de requins sont maintenant considérées comme des espèces menacées d'extinction » affirme la jeune chercheuse.

Des mesures à prendre

Elle cite notamment le requin marteau halicorne, une espèce à la fois très connue et emblématique réellement menacée de disparaître à court terme en raison de la forte demande du marché en nageoires. Celle-ci sera d’ailleurs officiellement déclarée cette année espèce menacée d’extinction par l'UICN (Union mondiale pour la nature), considérée comme la source la plus complète sur les espèces de plantes et d’animaux menacés.

Julia Baum déplore qu’il n’existe actuellement aucune mesure de protection des requins dans les eaux internationales. Elle espère une résolution adoptée par les Nations-Unies qui exigerait une limitation des prises assortie à l’interdiction d’enlèvement des nageoires, afin d’éviter qu’en cas d’interdiction de pêche ou de mise en place de quotas, des marins se contentent de prélever ces organes avant de rejeter l’animal agonisant à la mer, comme cela se pratique déjà. 

Les recherches effectuées depuis cinq années par la biologiste ont permis de déterminer que les populations de requins tigre, requins marteau halicorne, requins bouledogue et requins obscurs ont diminué de 95 % depuis le début des années 1970.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/zoologie/d/les-requins-disparaissent_14697/

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Published by Helicoprion67 - dans Surpêche
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